Krampack, Cesc Gay, 2001 (Les écrits de jeunesse)

Krampack

Réalisateur                :               Cesc Gay

Date                              :               2001

Durée                           :               1h36min

Acteurs                     :               Fernando Ramallo, Jordi Vilches, Marieta Orozoco

Synopsis :

Au début des vacances d’été, Nico va retrouver son meilleur ami (Dany) pour faire la fête et draguer des filles. Les parents de Dany étant parti en voyages, ils ont la maison pour eux seuls. La relation sexuelle avec une fille les angoissera tellement qu’ils s’entraîneront l’un sur l’autre jusqu’à qu’un amour, pas véritablement réciproque, naisse et ébranle leur relation.

Commentaire du Galetophage :

Bonjour les jeunes !

Oui je vous entend hurler pêle-mêle votre amour de la vie, votre dégoût de la politique, votre honte viscérale de vos activités nocturnes (oui je suis au courant …) et votre passion délurée pour la saucisse de Francfort (bon d’accord j’y vais un peu fort dans la révélation, mais suis d’humeur vindicative). Mais non, hélas non, mille fois hélas, je ne peux vous répondre, parce que la tribune qui m’est ici ouverte ne n’autorise pas à vous faire partager mes exploits gastronomiques alsaciens ou mes angoisses littéraires (vous avez vu la dernière couverture de Têtu ?) mais à vous parler cinéma.

Alors je vais vous en parler de cinéma. Et sincèrement, je dois bien dire que Krampack est loin d’être un film désagréable. C’est même plutôt sympa.
Le ton est léger, presque badin, souvent juste quoique très empreint de l’esthétique de la comédie. Les acteurs sont bons, et Dany est très beau.

Cependant, si on s’arrêtait au coté sympa de la chose on passerait à coté de ce qui me semble le sujet principal du film : la relation d’amitié.
Parce qu’il faut bien avouer que la relation de Dany et Nico a quelque chose de très particulier : ils parlent de sexe, se masturbent de concert, s’essayent à la fellation…et tout ça dans une évidence qui, moi je dois bien le dire, m’a étonné. Vous vous rendez compte si tout les jeunes gens devaient se comporter de la même façon ? Rien qu’à l’idée je…oohh…attendez une seconde je vais me fustiger un petit coup, l’idée est trop impie !

Bon, me revoilà tout meurtri de vos pensées impures ! Que disais-je ? Ah oui, je tachais de vous expliquer que la relation entre ces jeunes hommes est le moteur central de l’action et que, parce que les personnages sont frais et attachants le film en devient véritablement agréable.
Pas de prises de tête identitaires, pas de maladies destructrices, pas de déstructuration de la personnalité, non, que cet amour un peu naïf, et tellement sincère, et une profonde incompréhension qui laboure l’amitié et aussi fait aussi pleurer les adolescents.

Donc, quand vous aurez fini de vous vautrer dans le vice et la dépravation, de ricaner du Beau et du Juste, de boire jusqu’à vomir dans votre sac à main et de parler à des inconnus qui sentent le Picon Bière, et bien vous prendrez une heure et demi et vous regarderez ce film. Pff, faut tout leur dire, y ‘a plus de jeunesse.

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7 thoughts on “Krampack, Cesc Gay, 2001 (Les écrits de jeunesse)

    1. C’est dommage que tu ne publies plus des masses sur ton blog ! J’aime bien tes critiques ! Qu’est ce qui se passe ? Tu ne lis plus ?
      Je prépare quelques critiques de romans de pas trop trop long (faut juste le temps de les lire et de synthétiser ).

      1. Ben en fait, j’ai eu un passage où j’avais la flemme même si j’ai beaucoup lu et je n’aime pas trop critiquer à froid (mais plutôt pendant la lecture ^^). C’est con parce que j’ai lu des trucs bien. Puis y a ça aussi, j’ai beaucoup lu de Tad Williams et j’ai déjà critiqué le 1er tome et le reste est du même acabit (penser à regarder ce qu’est un acabit, si ça se porte ou se mange…).

        Me rappelle qu’après ma dernière critique, je devais parler du Trone de Fer mais j’ai réalisé que j’avais largement dépassé le stade de l’objectivité. Enfin une critique, c’est subjectif mais on essaie généralement d’être à la fois sincère et universel. Et en lisant le dernier tome, je me suis rendu compte que j’étais accroc et que si quelqu’un en disait du mal, il aurait peut-être raison mais j’en aurait rien eu à foutre. Du coup ma critique aurait pu être résumée en « Ta gueule et lis le ! Chut tais toi, je veux pas t’entendre, lis le » Et ça l’aurait pas fait. Ca aurait été rigolo à lire mais j’aurais trop eu l’impression de forcer la main des gens ou au contraire d’enfoncer des portes ouvertes. Et ça m’a coupé dans mon élan.

        1. Il me semble comprendre le problème que tu abordes. Mais c’est justement intéressant de mettre en évidence ce que tu as aimé, ce qui a fait en sorte que tu as traversé tous les tomes. Tu verses alors peut être à ce moment plus du coté de l’analyse que de la critique.

          Parce qu’objectivement, je ne sais pas si le but d’une critique est de qualifier un bouquin ou un film, ou même d’encourager à le lire ou le voir mais, je pense qu’une bonne critique permet de mieux comprendre ou de mieux préparer le lecteur à recevoir un bouquin. Dans ce cas, tu ne peux jamais enfoncer des portes ouvertes.
          De toutes façons, les gens qui lisent des critiques ont en général un sens critique aiguisé alors, il faut que tu parles directement à ce sens critique, non ?

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